août 15, 2007
F.Blog
août 14, 2007
Hotels et hébergements à Paris
Directement copié du site de la conférence Living knowledge, cette liste de lieux d’hébergements à Paris est une mine… comme le site.
Il existe plein de possibilités d’hébergement sur Paris. Vous trouverez ci-dessous une sélection non exhaustive de centrales de réservation, d’hôtels et de pension (disponibilités à vérifier - fourchette de prix assez large) peu éloignés du centre de conférence.
Sites de centrales de réservation :
http://www.my-paris-hotel.com http://hotel-paris.fastbooking.com/hotel/FRFR1155_fr-residence-pension-du-palais.htm http://www.cybevasion.com/hotels/france/paris.html http://hotels.parishotels.com/hotel-direct.php ?hotel=1092&lang=en http://www.hotelsjardinsdeparis.com/en/index.asp
Hôtels :
http://www.hotel-de-saint-germain.fr/ http://www.hotel-lalouisiane.net/index_eng.html http://www.hotelmicheletodeon.com/English.phtml http://www.hotelperreyve.com/
Auberges de jeunesse :
http://www.bvjhotel.com/
http://www.fuaj.org/eng/hostels/hostels_paris.php
Petits hôtels et pensions :
Hotel du Petit Trianon
2 r Ancienne Comédie 75006 Paris +33 1 43 54 94 64
Hôtel Deux Continents
25 r Jacob 75006 PARIS +33 1 43 29 25 10
Hôtel du Danube Saint Germain
58 r Jacob 75006 PARIS +33 1 42 60 34 70 01 42 60 94 07 fax : 01 42 60 81 18
Hôtel du Dragon
36 r Dragon 75006 PARIS +33 1 45 48 51 05 fax : 01 42 22 51 62
Hôtel du Globe
15 r Quatre Vents 75006 PARIS +33 1 43 26 35 50 fax : 01 46 33 62 69
Hôtel du Lys
23 r Serpente 75006 PARIS +33 1 43 26 97 57 fax : 01 44 07 34 90
Hôtel du Pas de Calais
59 r Saints Pères 75006 PARIS +33 1 45 48 78 74 fax : 01 45 44 94 57
Hôtel du Vieux Paris
9 r Gît le Coeur 75006 PARIS +33 1 44 32 15 90 fax : 01 43 26 00 15
Hôtel Edouard VI
61 bd Montparnasse 75006 PARIS +33 1 45 48 94 99 fax : 01 45 44 09 25
Hôtel Ferrandi
92 r Cherche Midi 75006 PARIS +33 1 42 22 97 40 fax : +33 1 45 44 89 97
avril 3, 2007
L’Autre campagne
Chaque jour, un chercheur ou un universitaire de gauche s’invite dans le débat et propose une nouvelle idée…
Portraits d’idées, un vidéoblog réalisé par Thomas Lacoste de “L’Autre campagne”
avril 3, 2007
Co-ment.net
Un système de soumission aux commentaires publics de textes qui rend possible des activités collaboratives textuelles plus structurées que celles permises par les wikis.
avril 3, 2007
Comment l’émergence des TIC transforme-t-elle le rapport entre représentation et participation dans l’exercice de la démocratie ?
Intervention Nice 30/03/07
l’intervention s’articule autour de la présentation de :
- 2 exemples de l’usage des TIC pour une appropriation du territoire vécues en dehors de France afin d’éclairer les pratiques possibles et les enjeux auxquels les acteurs sociaux doivent faire face.
- Une brève et très sommaire histoire de la question « représentation / participation » dans l’espace politique pour mettre en évidence les enjeux liés au TIC.
- Discussion des conditions à réunir pour des pratiques démocratiques participatives avec les TIC.
I. Exemples de pratiques
1.1 Fragments du monde
Fragments du monde est une des initiatives d’échange inter-culturel qui s’est développée entre 2000 et 2004. Fragments du Monde proposait à des jeunes de se rencontrer en créant un Atlas numérique collectif (un site internet collectif http://www.fragmentsdumonde.org).
Le principe de ce site est que chaque contribution des jeunes, c’est à dire, chaque entrée de l’Atlas, présente un lieu (une place publique), un témoignage et un récit imaginaire. Ce site était réalisé à distance, chacun chez soi, mais des rencontres internationales ont permis de faire se rencontrer les jeunes dans la réalité.Nous avons organisé des 4 rencontres de jeunes organisées avec 60 à 80 jeunes d’une trentaine de pays.
Au niveau des jeunes, il était frappant de les voir se construire une identité collective, jusqu’à se dénommer « fragmentistes » et aujourd’hui certains d’entre eux entretiennent encore des contacts réguliers. Cela nous donnent une petite idée de la face cachée de ce besoin de « vivre ensemble ».
Les territoires (et l’espace public) se constituent dans l’usage de l’espace ; il y a des usages communs et des usages qui distinguent. Les lectures de l’espace font apparaître les accords ou les désaccords entre les composantes de nos communautés. Le partage de l’espace montre les reconnaissances ou les dénies de population sur le territoire. Jeunes / vieux, Touristes / Habitants autochtones. C’est la construction de ces désaccords qui est productrice de territoires communs. Partager un territoire, l’habiter ensemble, oblige à s’identifier mutuellement, à partager à travers l’espace, des valeurs, des temps et des perspectives. C’est à dire, de se donner du sens commun en nommant nos différences.
Comment passer de l’identité à la citoyenneté ? Si le territoire n’est qu’une représentation de l’espace, ne faudrait-il pas placer au centre de nos approches éducatives, le souci du renforcement des capacités des habitants à tracer les cartes de leurs territoires, individuellement et collectivement ?
1.2 Le SIRU : www.infodes.org.pe/siru
(Etude de cas FAO)
Cajamarca – Pérou : Les villages de paysans ont besoins de maitriser l’information : l’accès, la production et la diffusion. Le projet SIRU
Des besoins : Dans le milieu rural les petits producteurs, entrepreneurs et responsables publics locaux ont besoin d’information. Sans oublier les éléments nécessaires aux décisions en matière sociale et économique. Il n’existe pas une demande explicite d’information mais cependant il y a de nombreux clients potentiels.
Diagnostic : Il est nécessaire de créer un espace inter-institutionnel dans lequel on recueille, on traite, on reformate puis on diffuse l’information qui provient de différentes sources institutionnelles.
L’accès à l’information est conditionné par les compétences locales pour se l’approprier.
Le projet SIRU est une initiative qui propose de créer de nouveaux canaux d’échange d’information entre organismes de développement, infocentres, producteurs agricoles, petites entreprises et pouvoirs publics locaux, habitants, etc pour que l’information arrive de manière efficace aux usagers urbains et ruraux.
Ce projet vise à :
- expliciter la demande potentielle. L’infocentre est conçu comme générateur d’information et comme axe de communication entre la ville et le monde rural.
- traduire et de reformater l’information pour le milieu rural, et aussi de valider à la campagne l’information qui a été ainsi traitée.
- Il tente de contribuer à améliorer la capacité de prise de décisions des habitants de la campagne et de la ville
Ce qui est remarquable dans ce projet :
l’idée que pour renforcer les capacités à les TIC, il faut (d’abord) accorder une attention toute particulière aux besoins d’information (de quelle information a-t-on vraiment besoin ?) et à son traitement (production, copie, diffusion) par les utilisateurs de cette information.
La mise en place de cet info-centre s’est faite dans la suite du travail sur les besoins d’information (et non l’inverse comme on le voit généralement en France lors d’une structure)
La population est directement impliquée dans cette démarche. Des temps de mobilisation des habitants sont mis en place permettant d’exprimer les besoins, puis de réaliser chaque étape de la mise en place du lieu… jusqu’à lancer un appel d’offre pour la gestion du lieu et choisir le gestionnaire parmi les habitants eux-mêmes. Cette démarche incluse jusqu’aux habitants analphabètes à travers des systèmes d’atelier qui contournent leur difficulté.
II. Comment cela est-il relié à l’émergence des TIC dans l’espace public et la pratique démocratique ?
2.1. Je vous propose une brève et très sommaire histoire de la relation entre « représentation / participation »
(sources : livre blanc sur la participation de Sopinspace )
Les deux moments clefs de l’émergence de l’espace public et de la distinction entre espace politique et espace public sont certainement :
- la Renaissance avec : la naissance de l’imprimerie et les réseaux de correspondance,
- le 18ème siècle avec : le développement des médias de presse.
C’est à cette époque, que la mise en relation entre l’espace public, et celui de la représentation et de la délibération, devient l’enjeu de la forme démocratique.
- Au 19ème siècle émergent : le suffrage universel et le rôle des partis,
Ce mouvement (sur la longue durée) est indissociable de la capacité de chacun à lire et écrire.
Cela annonce l’importance de l’éducation populaire.
- Au 20ème siècle : apparition des médias de flux (radio et télévision)
Bouleversement de l’équilibre en place : à la fin des années 1920 une première controverse se développe aux Etats-Unis. Elle oppose les critiques d’une possible instrumentalisation de l’opinion publique (menés par Walter Lippmann) aux promoteurs d’un renouveau de la démocratie s’appuyant sur la participation et l’« enquête sociale » (menés par John Dewey).
C’est à ce moment que sera créé Gallup, premier institut de sondage d’opinion.
L’évolution des systèmes politiques débouche sur un certain équilibre basé sur le gouvernement technocratique qui assure par la gestion de l’économie et l’animation de la négociation sociale vers une certaine répartition des bénéfices entre les membres de la classe moyenne. Ce bénéfice, c’est - l’ascenseur social – l’éducation qui révèle et consacre l’état providence.
Fin du XXième, le décor change : « l’ascenseur social est en panne ». La mondialisation entraine l’émergence d’un groupe des « ultra-riches » qui menace ce fragile équilibre. L’histoire semble donné raison à John Dewey :
- l’expertise des technocrates (ce terme n’est pas péjoratif) est instrumentalisée
- l’espace publique est dominé par la télévision qui est caractérisée par : un petit nombre de sources d’information et la recherche de la capture de l’attention du public. Cela entraine un effet de recherche du sensationnel et des tendance qu’on pourrait appelées populistes ?
Dernier élément du paysage actuel : les corps intermédiaires, du fait de leur participation au gouvernement technocratique ont perdu leur représentativité. Peut être faut-il se souvenir de la posture du secteur associatif en 1981, qui n’ose pas faire pression sur le gouvernement, persuadé qu’il va « naturellement » retirer les fruits de cette élection. Cela serait, me semble-t-il à comparer avec le mouvement du front populaire. Mais ma compétence en histoire est limitée… et il faudrait vérifier cette hypothèse.
Pourtant, une évolution est l’oeuvre à travers l’éducation. Celle-ci permet à une proportion accrue de la population, d’aborder des questions complexes et d’en démeller les enjeux, même lorsque ceux-ci relève d’un domaine technique particulier. 2 exemples :
- ATTAC et la taxe Tobin : Ce que je veux relever ici n’est pas la taxe elle-même, mais le fait qu’un mouvement de plusieurs milliers de personnes à pu se mettre en ordre de marche pour étudier et documenter cette proposition sur une durée longue.
- Le traité constitutionnel : la encore, on voit que les citoyens sont capable de s’emparer d’un texte et de faire un travail politique fouillé, en vue de conduire la controverse et le débat public.
Il semble bien que les TIC ont joué un rôle important dans ces processus. Pour autant, il ne faudrait pas sous-estimer les capacités des gens et leur intelligence, même si elle est certainement moins visible que des machines. Cette intelligence s’exerce au niveau de l’utilisateur des TIC et à celui qui “organise” et “facilite” le processus de communication.
2.2 Les enjeux des pratiques participatives en rapport avec les TIC
(Vous aurez compris que la machine à voter n’est pas le coeur de mon propos… - référence au débat précédant)
Les exemples présentés sont des formes de participation à l’espace publique. Du point de vue des citoyens, l’implication de soi, est à la fois le but et le moyen et contribue à la formation sa formation.
Il semble alors qu’il y a un enjeu particulier à travailler sur les formes de contribution à la production de l’espace public.
Ces formes doivent respecter certains critères : Je me permet de reprendre des critères énoncés par Philippe Aigrain dans son livre blanc sur la participation, (à recommander chaleureusement):
- 1. Diversité des opinions et équité de leur considération, richesse des faits et des analyses qui les éclairent ;
- 2. Possibilité pour chacun d’accéder à l’expression, diversité et nombre des personnes qui s’expriment, équité et qualité de l’écoute qui leur est portée ;
- 3. Ouverture, robustesse par rapport aux biais, aux manipulations, à l’encadrement préalable des façons de poser les problèmes ;
- 4. Possibilité de vérifier des affirmations dans le cours des débats, lisibilité de l’état temporaire de celui-ci, progrès cumulatif dans l’argumentation ( surtout en l’absence de consensus)
- 5. Transparence des processus et de leurs conclusions ;
Commentaires :
1/ Aucun outil n’offre une réponse définitive aux besoins des processus participatif (et surement pas la machine à voter). Ce sont des compromis avec lesquels il faut jouer pour construire des solutions correpondantes à des situations particulières.
Il y a donc une fonction sociale qui doit être remplie et surlaquelle, les citoyens devraient avoir un droit de regard.
2/ « Dans une réunion publique, la ressources rare, c’est le temps » (je cite de nouveau Philippe), L’espace d’expression n’est pas la denrée rare. Ce qui est recherché, c’est l’attention du public (souvenons nous de la télévision), c’est pourquoi, les acteurs qui interviennent avec les TIC dans le débat public doivent porter une attention particulière à l’équité de :
la visibilité des points de vue et de leur diversité
la lisibilité de l’évolution du débat
Il s’agit là d’une question d’éthique sur laquelle il y a beacoup à construire aujourd’hui.
3/ Les TIC ne peuvent remplacer la délibération publique (face à face) qui seule permet de faire émerger les consensus et les divergences, construire la confiance et le respect. Par contre, elles peuvent certainement outiller ce processus.
III prendre en compte les besoins d’appropriatyion des TIC et de l’animation des réseaux des corps intermédiaires
Le développement de l’usage des outils de communication à des fins de participation citoyenne est une activité relativement nouvelle. Nous proposons de désigner sous le terme de «facilitation» l’activité qui consiste à faciliter les processus de collaboration par les outils numériques. La facilitation recouvre plusieurs tâches qui contribuent à la conduite de projet et l’animation des réseaux et des collectifs :
- l’initiation pratique aux outils utilisés par les acteurs, l’encouragement de leur usage, et l’orchestration de leur appropriation
- susciter du plaisir à travailler avec ces outils numériques
- guider et structurer l’interaction entre les acteurs et entre les organisations, en proposant des processus de décision et de gestion des contenus numériques.
- participer à l’animation de la vie sociale du réseau des membres de l’organisation, des acteurs mobilisés sur une problématique donnée,
Pour autant, la facilitation se distingue, du leadership de la conduite des projets, bien qu’elle puisse être exercée par la même personne ou instance. C’est une fonction partagée entre les humains et les machines. Dès lors qu’elle s’exerce au travers de procédures, certaines peuvent être standardisées. Mais l’intervention humaine reste primordiale comme, par exemple, dans les processus de modération ou d’accompagnement humains.
Conclusion, une nécessaire formalisation des pratiques
Malgré l’amplitude des tâches liées à la facilitation, on constate fréquemment qu’elle n’est pas identifiée comme une action ou une responsabilité à part entière par les porteurs et/ ou par les bénéficiaires. Elle peut alors être négligée, conduisant à des déceptions, voire à des désillusions.
Les acteurs sociaux gagneraient sans doute à rendre plus lisibles leurs manières de collaborer, et notamment avec les TIC. Pour cela, ils ont intérêt à l’émergence d’un milieu d’animateurs, qui s’attache à l’analyse et la formalisation des pratiques de collaboration.
Dans la situation historique et géopolitique actuelle, caractérisée par des réseaux internationaux d’acteurs témoignant de grandes différences en termes d’expérience, de connectique et de culture technique de la communication, les fonctions de « facilitateur de la collaboration par l’usage des TIC » sont insuffisamment développées. C’est pourquoi, il semble que ces capacités devraient être développées au sein des organisations sociales afin de leur permettre d’assumer cette fonction dans la conduite de leur projet et l’animation de leurs réseaux.
février 4, 2007
Message d’accueil de liste de discussion
Ci-dessous, un message type d’accueil sur une liste de discussion
message type de bienvenue sur une liste de discussion
Il est inspiré du message d’accueil de la liste zpajol. Très complet et même un peu chargé.
février 4, 2007
Etrangers, ne nous laissez pas seuls !

Vu dans une brève sur le site de Vacarme ( http://www.vacarme.eu.org/article684.html).
A l’entrée du métro St-Ambroise à Paris.
Un commentaire du voyage de Sarkozy au Mali pour défendre sa loi sur l’immigration qui vaut la peine d’être lu.
février 2, 2007
Coopération et TIC
Les TIC représentent un enjeu pour la coopération internationale et le développement. On ne manque pas d’initiatives et de programmes qui s’attachent à en faire l’un des vecteurs ou l’une des conditions de la réalisation des Objectifs Du Millénaire et donc de l’avènnement d’un monde meilleur. Les TIC permettent de s’informer, de communiquer et de collaborer en vue de réaliser des objectifs partagés. Elles sont le média de la coopération internationales sans lesquels il serait objectivement difficile aujourd’hui de réaliser la plupart des projets de coopération. Elles sont aussi souvent l’objet de la coopération. De nombreuses initiatives de coopération internationales visent à développer l’usage des outils, les pratiques de communication et les démarches collaboratives à des fins de développement.
Pourtant, l’émergeance et l’appropriation des TIC ne sont pas constitutifs d’un mouvement naturel, neutre, qui en soit apporterait le progrès. La plupart des technologies sont de fait, non seulement massivement plus utilisées mais aussi concues dans les pays du Nord. Elles sont donc situées dans un contexte historique et socio-culturel. Elles matérialisent des idées, des représentations culturelles, des rapports entre les individus, entre les communautés, attachés à ces contextes particuliers (occidental) qui influencent profondément les processus d’appropriation censés servir le développement.
Dans les pays du Sud, (comme dans ceux du Nord, les usages s’articulent bon gré, mal gré avec les savoirs socio-techniques « traditionnels ». Ils contribuent à l’évolution des formes de socialité et peuvent générer des ruptures entre les groupes sociaux (groupe d’âge, groupe sociaux, … ). Bien plus encore que l’accès à Internet, c’est l’usage du téléphone portable, des chaînes satellitaires, des moyens modernes de transmission des flux financiers, etc., qui ont des conséquences sur le plan économique, à travers l’ouverture du marché mondial, mais aussi des effets sur les marchés locaux, sur le plan social modifiant par exemple les rapports entre les genres, les rapports culturels. Les compétitions entre les chaînes satellitaires mondiales, CNN et al Jazira contribuent à modifier les représentations du monde.
Pour autant, les pays du Sud ne restent pas passifs dans les processus de transfert et d’appropriation des technologies. Ils tentent, et pour un nombre significatif d’entre eux, réussisent à contribuer à la création et à l’innovation technique. Ils mettent en oeuvre des usages qui s’éloignent des stéréotypes de l’aide au développement pour répondre aux besoins des populations dans leurs contextes spécifiques.
Ce mouvement s’accompagne de la mise en oeuvre de stratégies politiques et économiques et de recherche à l’échelon national. Les efforts de formation des ingénieurs informatiques indiens ou de la Chine en sont des exemples connus. Parfois ces choix sont contradictoires : l’adoption du logiciel libre dans les administration semble mal se marier avec l’usage des systématiques des OGM et de la brevetabilité du vivant dans les laboratoires brésiliens.
L’action volontaire des pays du Sud s’exprime aussi au travers des alliances et des batailles que se livrent les différents acteurs, administrations, industries et recherches, sociétés civiles par dessus les frontières . Les créations de zones de libre échange (MERCOSUR, CEDEAO, ASEAN), les négociations internationales (OMPI, ICANN, etc…) ou les mobilisations des citoyens (FSM, contre-sommets, CRIS campaign, …), offrent le décor de ces grandes manoeuvres.
Les usages des TIC dans les pays du Sud, et la perception que les acteurs des pays du Nord en ont, ne vont pas de soi. Les acteurs de la coopération louent volontiers l’originalité des usages « collectifs » des TIC dans les communautés villageoises des pays les plus pauvres, comme le partage d’ordinateurs ou de téléphones cellulaires. Mais les acteurs du Sud ont besoin de voir reconnue la légitimité de leurs approches, autant que l’originalité de leurs usages. Sans cela, les usages émergents sont réduits à un simple folklore sur lequel on porte un regard bienveillant, mais compatissant. Cette reconnaissance est une condition de la coopération équitable entre les acteurs du Nord et du Sud. Elle le sera aussi dans la coopération Sud/Sud. On retrouve dans la fracture numérique entre le Nord et le Sud, celle bien plus ancienne entre les pays riches et les autres.
L’enjeu de la fracture numérique est donc autant le transfert des technologies et des innovations en vue de contribuer au développement, que le partage des modalités de l’appropriation des TIC entre les acteurs du nord et ceux du Sud. Il serait utile pour cela, de donner aux acteurs (du Nord comme du Sud), les clefs permettant de comprendre les logiques (diverses) qui structurent l’engagement dans la création, la diffusion des technologies, et leur adoption, notamment lorsque cela prétend participer à atteindre les Objectifs Du Millénaire.
C’est à ce projet que l’association VECAM s”est attachée en s’engageant dans une démarche de coopération et de collaboration avec des organisations du tiers secteur des pays du Sud.